Ascension du Licancabur
17
juin
2009
''Le 15 Juin, date importante dans mon voyage. Victor et moi nous reveillons à 3h30. Je n'ai pratiquement pas dormi de la nuit. Nous prenons le petit dej. Mon sac est fait : 2L d eau, une couverture de survie, une frontale, des lunnettes de soleil, une trousse de secours, des vétements de rechange, dde quoi manger. Il fait près de -20 degrés dehors. Je me couvre :2 paires de chaussettes, un pantalon polaire + un jean, une double peau, une micro polaire+une polaire, une veste, un bonnet,sous gants + gants, chaussures de rando.


Cerraffine, le guide, nous conduit,au pied du Licancabur. Le sommet culmine à près de 6000m. A 4h, nous entamons l'ascension. Il fait froid, il y a beaucoup de vent, je suis inquiet. Nous commencons à 4700m soit 1300m de dénivellé positif. Nous sommes 3 avec le guide, nous marchons lentement. Nos pas sont éclairés par la lune et les étoiles. L'instant est magique. J'ai des difficultés à respirer. Je doute quant à mes capacités à rejoindre le sommet. Vers 6h, nous faisons une première pause. Mes muscles n'ont pas assez d'oxygène, je suis épuisé. Nous sommes à 4900n (il reste 1100m). Le jour se lève vers 7h, derrière les montagnes. C'est surréaliste.
A chaque pas j'inspire et expire. Je mets un pied devant l'autre. Vers 7h30, nous passons les 5000m. L'oxygène me manque de plus en plus. À 8h30, les 5500m sont passés. La pente devient plus abrute, nous devons y mettre les mains. Il fait de plus en plus froid. Je suis mal équipé. À 9h, nous apercevons le sommet mais il reste 300m : les plus difficles. J'ai mal au ventre et j'ai du mal à supporter mon mal de tête du à l'altitude. Le guide nous demande de ne pas regarder le sommet, à cause d'un possible vertige (????). Les roches de lave se font de plus en plus grosses. J'ai envie de tout arrêter, mais ici, c'est impossible, on a pas le choix. A 9h37, nous arrivons au sommet.



La vue est inqualifiable : on voit la Bolivie et le Chili, en bas, la laguna verde et blanca, des montagnes à perte de vue. Les nuages épars passent juste au dessus de notre tête à une vitesse folle: '' il va neiger, il fait descendre'' nous dit le guide.


J'ai réalisé un rêve et dépasser mes limites. Je suis heureux ''
Extrait de mon journal, le 15 juin 2009


Cerraffine, le guide, nous conduit,au pied du Licancabur. Le sommet culmine à près de 6000m. A 4h, nous entamons l'ascension. Il fait froid, il y a beaucoup de vent, je suis inquiet. Nous commencons à 4700m soit 1300m de dénivellé positif. Nous sommes 3 avec le guide, nous marchons lentement. Nos pas sont éclairés par la lune et les étoiles. L'instant est magique. J'ai des difficultés à respirer. Je doute quant à mes capacités à rejoindre le sommet. Vers 6h, nous faisons une première pause. Mes muscles n'ont pas assez d'oxygène, je suis épuisé. Nous sommes à 4900n (il reste 1100m). Le jour se lève vers 7h, derrière les montagnes. C'est surréaliste.
A chaque pas j'inspire et expire. Je mets un pied devant l'autre. Vers 7h30, nous passons les 5000m. L'oxygène me manque de plus en plus. À 8h30, les 5500m sont passés. La pente devient plus abrute, nous devons y mettre les mains. Il fait de plus en plus froid. Je suis mal équipé. À 9h, nous apercevons le sommet mais il reste 300m : les plus difficles. J'ai mal au ventre et j'ai du mal à supporter mon mal de tête du à l'altitude. Le guide nous demande de ne pas regarder le sommet, à cause d'un possible vertige (????). Les roches de lave se font de plus en plus grosses. J'ai envie de tout arrêter, mais ici, c'est impossible, on a pas le choix. A 9h37, nous arrivons au sommet.


La vue est inqualifiable : on voit la Bolivie et le Chili, en bas, la laguna verde et blanca, des montagnes à perte de vue. Les nuages épars passent juste au dessus de notre tête à une vitesse folle: '' il va neiger, il fait descendre'' nous dit le guide.


J'ai réalisé un rêve et dépasser mes limites. Je suis heureux ''
Extrait de mon journal, le 15 juin 2009
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